🧭 Données techniques
Infos pratiques
46°8’24,42’’N 1°10’17,26’’ W
Portée 14 miles, 3 éclats 12 sec.
Rencontre avec André Bronner dit Yul
Le Phare du Bout du Monde est inscrit dans le paysage de La Rochelle. À la pointe des Minimes, il est l’exacte réplique du phare de l’île des États, aux confins de l’Argentine, qui inspira le dernier roman de Jules Verne. Une aventure entre littérature et histoire maritime, l’aboutissement d’un rêve de liberté qu’a poursuivi au fil de sa vie André Bronner, marin et aventurier rochelais !

André Bronner
Marin et aventurier
Le phare du bout du Monde
En 1993, marin expérimenté, André dit Yul Bronner, fait une escale en solitaire sur l’ile des États. Une aventure qui tourne au cauchemar, mais au cours de laquelle il découvre les ruines d’un phare en bois.
Le phare de San Juan del Salvamento, sur l’ile des États, à l’extrême pointe de l’Argentine, a été construit en 1884 pour guider les navires sur cette côte hostile. Dans ce phare, se déroule l’intrigue du dernier roman de Jules Verne, publié après sa mort en 1905, alors que le phare a d’ores et déjà été abandonné.
En 1994, André revient sur cette terre inhospitalière pour deux mois, naufragé volontaire, seul avec un arc et un filet. Il retrouve les ruines vermoulues du phare. Alors qu’il est seul face à la nature, naît l’idée de rallumer ce phare. De retour en France, il porte le projet et mobilise autour de son rêve fou. En 1998, grâce à une équipe passionnée et au soutien de nombreuses entreprises, dont ESCB et l’entreprise Perrault (qui ont participé à la reconstruction de Notre-Dame), le phare argentin brille à nouveau au bout du monde en Patagonie.
Alors que l’an 2000 s’annonce, André poursuit son rêve et propose de remplacer la perche marquant les hauts fonds de la pointe des Minimes par la réplique du phare argentin. Il témoignera d’un lien fort avec l’Argentine, un hommage aux marins qui ont passé le Cap Horn parfois au péril de leur vie, une aventure digne d’un roman ! En 2000, à 13 000 km de distance, les deux phares se font écho ! Le phare du Bout du Monde, emblème rochelais, veille à la pointe des Minimes comme dans l’ile des États.

🗨️ C’est incroyable de voir, dans l’imaginaire des gens, l’importance qu’à un phare, en particulier dans la culture française. Ce phare du bout du Monde, c’est un geste gratuit, de l’imaginaire et du rêve ! C’est une machine à rêves !
En 2020, pour fêter les 20 ans, l’association du Phare du Bout du Monde lance une invitation à devenir gardien du Phare du Bout du Monde. Seule condition : donner à l’association son témoignage, une œuvre d’art, une chanson, un tableau, un poème issu de cette expérience unique. Ils seront 255 heureux élus parmi les très nombreuses candidatures reçues. Ils se relayeront dans le phare à la pointe des Minimes, isolés comme au bout du monde, face aux éléments. Leurs œuvres ont été exposées en 2021 au Musée Maritime.

🧭 Données techniques
46°8’24,42’’N 1°10’17,26’’ W
Portée 14 miles, 3 éclats 12 sec.
musée, plage, fiction sonore
Avec son plan d’eau de rêve pour les plaisanciers, La Rochelle est une terre de grands marins et de champions : André Bronner, Isabelle Autissier, Antoine Albeau et, plus récemment, Yannick Bestaven, Périne Milleret ou Charline Picon, Sarah Steyaert et Clément Péquin. Entre le phare du Bout du Monde et la balise Richelieu, des vocations de marins aventuriers se forment aujourd’hui encore à La Rochelle !
Marin, aventurier et passeur de rêves
Champion du monde de Half-Ton avec Léon Brillouet et Pierre Fountaine, André Bronner a participé à de nombreuses courses, dont la solitaire du Figaro. Marin, aventurier, cet éternel optimiste a transformé ses rêves en réalité. Ce grand voyageur est passionné par le continent antarctique, le Cap-Horn et les confins de l’Argentine. Il a porté et continue de faire vivre auprès des jeunes publics, la grande aventure du Phare du Bout du Monde.

Thématique

Écrit par
Nathalie Maynadier