Rencontre avec Éric Mathiot

Dans les coulisses du festival Saint Med’Art Rock

Nous, on aime ces événements qui rassemblent et font vibrer les communes de l’agglomération. À Saint-Médard-d’Aunis, le festival Saint Med’Art Rock s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous musical et artistique incontournable. Gratuit, ouvert à toutes et tous, il mêle concerts et arts plastiques dans un cadre verdoyant, au cœur du village. À sa tête depuis le début, Éric Mathiot nous raconte la naissance du projet, ses souvenirs marquants et les défis à venir.

à l'origine de Saint Méd'Art Rock

Un festival né d’une envie collective

Présentez-nous le festival en quelques mots ?

Le festival Saint Med’Art Rock est né en 2010 d’une volonté municipale portée par le maire de l’époque, Roger Gervais, qui souhaitait créer un événement festif dans la commune. Pour en assurer l’organisation, une association a été créée : le SMAF.

L’idée était aussi de fédérer les forces locales. Huit associations existaient déjà dans la commune. Nous avons proposé de créer une neuvième structure dont elles seraient toutes membres du conseil d’administration. Cela a permis de rassembler rapidement des bénévoles et de construire un projet collectif.

Dès la première édition, nous avons souhaité associer musique et arts visuels, en collaboration avec l’artiste peintre Odile Duong. Le festival propose ainsi à la fois des concerts et des expositions. Et surtout, il est gratuit. La gratuité étant d’ailleurs l’ADN du festival.

En parallèle, un tremplin jeunes talents permet chaque année à des artistes émergents de monter sur scène et de gagner, en partenariat avec La Sirène à La Rochelle, du temps de répétition en studio.

Aujourd’hui, le festival repose sur huit commissions, de la programmation à la logistique, composées d’habitantes et habitants de la commune et des environs. C’est aussi un véritable levier d’intégration pour les nouveaux arrivants.

entre pluie et succès

Des souvenirs marquants pour le festival rock

Un de vos meilleurs souvenirs ou événement marquant ?

Il y en a plusieurs, mais deux moments me viennent immédiatement.

Le premier, c’est la toute première édition en 2010. La météo était catastrophique, tous les événements autour avaient été annulés. Nous avons hésité à faire de même. Finalement, un groupe est monté sur scène avec la chanteuse d’un autre groupe, et le festival a démarré sur une chanson de Gainsbourg… sous une pluie battante, devant une centaine de spectateurs. Un moment fondateur.

Le second souvenir, c’est l’édition 2019 avec Yarol Poupaud. Nous avons accueilli près de 3000 personnes et gardons un souvenir mémorable de l’artiste. Evidemment très performant mais surtout extrêmement sympathique qui a tenu a salué la centaine de bénévoles impliqués dans l’aventure.

Un modèle fragile

mais un festival engagé

Quels sont les futurs projets du festival ?

Aujourd’hui, l’enjeu principal est de continuer à faire vivre le festival. Le contexte est de plus en plus compliqué pour les événements culturels, notamment sur le plan financier.

Le festival repose à 70 % sur des partenaires privés et à 30 % sur des financements de la communauté d'agglomération et de la commune de Saint Médard, nous avons toujours réussi à maintenir un budget à l’équilibre depuis 15 ans.

Notre priorité reste de conserver la gratuité du festival, qui fait partie de son identité. C’est un défi, mais aussi une conviction forte.

Eric Mathiot

Portrait d’un engagé du territoire

Arrivé à Saint-Médard-d’Aunis en 2005 après une carrière dans l’automobile, Éric Mathiot s’est rapidement impliqué dans la vie locale. Avec son épouse, également engagée dans la vie publique, il a trouvé dans le tissu associatif un moyen de s’ancrer durablement sur le territoire.

Depuis la création du SMAF en 2010, il en assure la présidence et contribue activement au développement du festival Saint Med’Art Rock. Un engagement collectif, au service d’un projet culturel accessible à toutes et tous.

Les lieux préférés d’Éric Mathiot autour de La Rochelle

Parce que découvrir un territoire, c’est aussi écouter celles et ceux qui le vivent au quotidien, Éric Mathiot partage avec nous quelques-uns de ses lieux favoris :

  • J’aime particulièrement le parc Franck Delmas à La Rochelle, un endroit idéal pour se balader, avec un passage incontournable par la Maison des Écritures.
  • À Saint-Médard-d’Aunis, le site du festival reste un lieu auquel je suis très attaché. Le cadre autour de la mairie est vraiment agréable.
  • Enfin, la laiterie de Fontpatour à Vérines est une maison d'hôtes que j’apprécie beaucoup. C’est là que nous logeons les artistes, dans un cadre paisible et inspirant.

Thématique

Écrit par

Dominick Pagès Dardillac